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Rencontre avec le gagnant de Wingineer 2009

Nicolas Louis, en première année à l'ESIEA et vainqueur du concours Wingineer 2009 , a accepté de nous accorder une interview pour nous donner son ressenti et ses bons conseils pour le concours.

 

 

 

Comment as-tu entendu parler du concours ?

 

- Un peu par hasard… En faisant des recherches sur le langage netlogo dans Google.

 

Comment as-tu trouvé le concours ? Facile ou difficile ?

 

- La première phase était assez facile mais ça c’est compliqué au fur et à mesure jusqu’à la phase finale pour être parmi les 50 premiers… Je me suis vraiment pris au jeu et je ne cache pas que j’ai eu quelques sueurs froides jusqu’à la finale.

 

Avais-tu déjà fait de la programmation avant ce concours ?

 

- Oui et non. Sans être un cador dans le domaine j’avais déjà appris le langage C mais aussi les langages liés au développement web (html, php, css.).

 

As-tu des astuces à donner aux participants du concours Wingineer 2009/2010?

 

- Il ne faut pas vouloir programmer tout de suite mais d’abord réfléchir à une tactique pour récolter le maximum d’étoiles… Par ailleurs, la programmation en netlogo n’est pas plus compliquée qu’autre chose. Ce n’est pas là où réside la difficulté du concours.

 

Alors en quoi ce concours se démarque-t-il des autres?

 

- La difficulté du challenge de cette année est que les programmes crées par les candidats vont s'affronter entre eux dans des arènes. Cette fois le niveau de difficulté évoluera au cours du temps car il dépendra directement de ce que font les autres candidats. Le classement aussi évoluera constamment et la sélection des joueurs pour la finale se fera en continu. Pour être sélectionné, il faudra être bien classé suffisamment longtemps. Une fois sélectionné pour la finale, peu importe si on baisse ou pas dans le classement général. Le jour J les organisateurs remettront les compteurs à zéro et tous les finalistes seront sur un même pied d’égalité.

 

Est-ce que ton résultat de l’année dernière t’a surpris ?

 

- Oui et je suis allé de surprise en surprise. Tout d’abord lorsque j’ai fait mes premiers programmes pendant la première phase. J’étais étonné d’obtenir de si bons scores et de faire partie des 50 premiers… Mon score en finale m’a encore plus surpris. Je n’y allais pas spécialement pour gagner mais pour me faire plaisir et pour relever un challenge que je trouvais intéressant.

 

Comment s’est déroulée la finale ?

 

- J’étais assez impatient d’arriver au jour de la finale. Je me souviens que la veille, dans le train de Clermont Ferrand à Paris, je me demandais si j’allais toujours me souvenir de mes anciens codes. Je savais bien que ce n’était pas le concours de la Nouvelle Star mais j’avais tout de même un peu la pression. L’école m’était déjà assez familière puisque j’étais venu à une journée portes-ouvertes et que j’avais passé le concours d’entrée en première année. Je savais que j’étais admis (à l’époque la finale de Wingineer avait lieu après le concours d’entrée) et j’avais assuré l’essentiel pour la suite de mes études et ma future carrière. Gagner Wingineer c’était la cerise sur le gâteau…

- En nous accueillant, Hubert Wassner le créateur du concours, nous a expliqué ce qu’on devait faire. Il a été très sympa et nous a mis à l’aise. Il nous a dit qu’il serait là pour nous aider si on avait des problèmes.

- Je me souviens que l’on voyait les scores des différents candidats s’afficher sur un rétroprojecteur au fur et à mesure que les programmes étaient générés. Au bout de trois heures, le jury a gelé le classement. Les dés étaient jetés. On ne pouvait plus générer de nouveaux codes. Nous sommes passés à tour de rôle devant le jury pour expliquer notre code et notre façon de procéder.

- C’est lorsque j’ai entendu mon nom à la remise des prix que j’ai vraiment été surpris. Je savais que j’étais bien placé mais je ne m’y attendais pas du tout…

 

Quelle était ta formation d’origine avant d’entrer à l’ESIEA ?

 

- J’étais en Terminale STI au moment du concours Wingineer. En première et terminale STI, il y a de l’électronique mais pas du tout d’informatique. J’ai appris un peu tout seul depuis tout petit. C’est surtout mon oncle qui m’a donné envie d’apprendre car il travaille lui-même dans ce secteur.

 

Comment se passent tes premiers mois à l’ESIEA ?

 

- En première année tout se passe très bien pour le moment. L’ambiance est sympa et les cours intéressants. Par rapport aux étudiants issus de Terminale S j’avais un peu de retard en mathématiques et en physique mais mes copains de cours ainsi que les profs m’aident bien. Il y a une vraie solidarité entre élèves et les profs sont attentifs à notre évolution. Je suis vraiment heureux d’être à l’ESIEA, cela change du lycée y a pas photo !

 

Avais-tu envisagé de faire une école d’ingénieurs avant le concours ?

 

- Pas au début. C’est en lisant un article sur Wingineer que j’ai connu l’ESIEA. J’avoue qu’entre la préparation du Bac et le reste ce n’était pas toujours évident de prendre le temps de s’informer. Je pensais que les Grandes Ecoles d’ingénieurs étaient uniquement réservées au Bac S…

 

As-tu hésité entre In’Tech Info et l’ESIEA ?

 

- Pas vraiment. Je savais que l’on pouvait gagner sa scolarité dans les deux écoles du Groupe mais j’avais passé le concours ESIEA avant la finale. Je voulais continuer à faire de l’électronique en plus de l’informatique. Je souhaite être ingénieur généraliste dans les domaines liés aux nouvelles technologies (IEA / Informatique Electronique Automatique). Je ne me voyais pas me spécialiser autant en informatique comme les étudiants d’In Tech Info.

 

Quelque chose à rajouter, une anecdote ?

 

- C’était un peu galère de reprendre le train avec le chèque d’un mètre de haut utilisé pour la photo finale mais cela en valait la peine… Arrivé à la maison, j’ai ouvert le champagne en famille. Je me souviens que mes parents étaient vraiment heureux pour moi. 5 ans de scolarité offerte ce n’est pas rien dans un budget !