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Comment avez-vous entendu parler du concours ?
 
Corentin Faucher : J'ai découvert le concours WinGineer lors de sa première édition il y a trois ans grâce au Site du Zéro. Comme je ne remplissais pas les conditions pour pouvoir prétendre à l’un des trois prix, j'y avais donc participé dans la poule « free ». J'ai renouvelé l'expérience un an après lorsque j’étais en terminale S.
 
Victor Delauzun-Deschamps : Comme Corentin, c'est par le biais du Site du Zéro que j'ai connu le concours WinGineer.
 
 
Aviez-vous déjà fait de la programmation avant ce concours ?
 
Victor Delauzun-Deschamps : Pas au sens où l’on entend le mot « programmation » lorsque l’on est déjà en études supérieures. Je connaissais un peu le langage Python et les bases de l'ActionScript... Je n'ai jamais vraiment cherché à approfondir ces sujets avant mon entrée à l'ESIEA.
 
Antony Jacquet : Bien que n'étant pas un pro de la programmation j'avais déjà fait du C/C+ et réalisé quelques sites web.
 
Corentin Faucher : Oui j'avais déjà programmé en C et en C++ mais le langage NetLogo est quand même très différent car la manière de programmer diffère beaucoup de ces deux langages.
 
 
Comment juges-tu la difficulté de ce concours ?
Corentin Faucher :J'ai trouvé la première phase du concours relativement facile car j’avais déjà programmé dans d'autres langages. Je n'ai pas eu trop de mal à comprendre NetLogo qui est relativement simple. Cependant pour la deuxième phase, je me suis beaucoup plus pris au jeu. Et comme les autres candidats sélectionnés pour la finale étaient d'un bon niveau les défis étaient passionnants.
Anthony Jacquet : Dans un premier temps, le concours est assez facile d'accès. Cela ne l'empêche pas d'être captivant, surtout lorsqu’il se complique grandement avec les stratégies mises en place par les adversaires. 
 
Avez-vous des astuces à donner aux participants du concours WinGineer 2011 ?
Victor Delauzun-Deschamps : Pensez « stratégie », pas « programmation »...
Anthony Jacquet : De mon point de vue il ne faut pas chercher à faire quelque chose de compliqué dès le départ. Se poser sur une chaise, prendre une feuille et un crayon, établir une stratégie, et la mettre en place point par point est une méthode qui m'a réussie !
Corentin Faucher : Je leur conseille de commencer par des codes les plus simples et efficaces possibles avant d'essayer de mettre en œuvre une stratégie plus complexe.
 
D'après vous, en quoi ce concours se démarque-t-il des autres ?
Anthony Jacquet : Il est différent car ce n'est pas de la programmation « brute ». C'est beaucoup plus stratégique que compliqué au niveau du code. Ainsi, les candidats n'ayant jamais programmé ne sont pas désavantagés car il s'agit avant tout de logique.
Corentin Faucher : Ce concours se démarque des autres car il est accessible y compris aux débutants. Il permet de faire découvrir les bases de la programmation de manière ludique. Enfin le côté compétition-concours permet au candidat de mieux se prendre au jeu : on peut tester son code en direct. Malgré tout la convivialité reste la bienvenue !
 
Est-ce que ton résultat de l’année dernière t’a surpris ?
Victor Delauzun-Deschamps : Énormément ! Je ne pensais pas dépasser la huitième ou neuvième place. Mais arriver premier et de surcroît gagner ma scolarité à l'ESIEA et avoir ainsi l'opportunité de devenir ingénieur, je n'y croyais pas...
Corentin Faucher : Je ne pensais pas du tout avoir un niveau suffisant pour être dans les trois gagnants. Comme mon code fonctionnait relativement bien durant la première phase, j’imaginais bien que j’atteindrais la finale, mais de là à finir dans les trois premiers...
Anthony Jacquet : Je ne pensais pas être dans les derniers, mais faire partie des cinq premiers me paraissait vraiment difficile !
 
Comment s’est déroulée la finale ?
Victor Delauzun-Deschamps : Je suis arrivé très retard alors que les autres « s’échauffaient » déjà sur les ordinateurs de l’école depuis plus d’une demi heure pour s’habituer aux nouvelles règles de la finale… Je pensais que c'était fichu car j’ai littéralement sauté de la voiture à l’ordi pour démarrer la finale... Comme quoi, il ne faut pas être pessimiste et savoir jouer sa chance jusqu’à la dernière minute !
Anthony Jacquet : Très bien ! L'ambiance était bon enfant, autant entre les participants, qu'avec les gens de l'École. C'était également le jour d'une Journée Portes Ouvertes : j’ai vu volé le drône conçu par l’un des pôles de recherche de l'École et j’ai également découvert les spécificités de l'établissement.
Corentin Faucher : La finale s'est déroulée en même temps qu'une Journée Portes Ouvertes. J’ai ainsi découvert l'École que je ne connaissais pas en détails. J’étais content de rencontrer les autres candidats en chair et en os plutôt que via leur pseudo !.
Quelle était ta formation d’origine avant d’entrer à l’ESIEA ?
Anthony Jacquet : J’étais en Terminale S et passionné principalement de maths car nous n'avions pas d'informatique au lycée. J'apprenais la programmation surtout par plaisir.
Corentin Faucher : J’étais en Terminale S option Sciences de l'Ingénieur (SI). Ce n'est cependant pas grâce au lycée que j'ai découvert la programmation mais grâce à internet et essentiellement au Site du Zéro.
Victor Delauzun-Deschamps : Comme Anthony et Corentin, je suis issu d'une Terminale S option SI.
Comment se passent tes premiers mois à l’ESIEA ?
Victor Delauzun-Deschamps : Très bien dans l'ensemble même si j'ai quelques difficultés en maths et en physique. Mais les cours d'informatique et d'électronique se passent très bien !
Anthony Jacquet : Il y a un vrai esprit d’équipe ce qui change de ce qu’on entend souvent à la TV sur les premières années d’études supérieures. Il y a beaucoup de solidarité entre élèves de toutes les promotions. Au niveau des cours par exemple, les promos précédentes nous aident si nécessaire.
Corentin Faucher : L'ambiance est très conviviale tout en restant orientée sur le travail. Les emplois du temps sont bien organisés et les matières me plaisent donc je n'ai rien à redire !
Avais-tu envisagé de faire une école d’ingénieurs avant le concours ?
Corentin Faucher : Je ne savais pas vraiment car j'envisageais aussi d'aller en classe préparatoire ou en IUT informatique. En fait je ne savais pas du tout quoi choisir et le concours m'a permis de me décider. J'ai finalement opté pour l'ESIEA.
Anthony Jacquet : Oui mais je remettais ce choix en cause notamment du fait du prix de ces écoles. Sans WinGineer, je n'aurais pas pu me permettre d'entrer dans une école d'ingénieurs.
Victor Delauzun-Deschamps : Oui mais je trouvais les études trop longues et bien chères. Le concours m'a permis de résoudre le deuxième point tout en rendant le premier bien négligeable !
As-tu hésité entre IN’TECH INFO et l’ESIEA ?
Corentin Faucher : Un petit peu, car l'informatique est ce qui me passionne le plus, mais je souhaiterais également travailler dans la robotique. C'est pour cela que j'ai finalement choisi l'ESIEA qui offre également la possibilité d'étudier l'électronique et l’automatique.
Anthony Jacquet : Non, pas tellement. Bien que très porté sur l'informatique je ne voulais pas faire que ça et je cherchais un diplôme d’ingénieur plus généraliste.
Victor Delauzun-Deschamps : Non puisque pour des raisons familiales je souhaitais étudier dans l’Ouest de la France. L’ESIEA est présente à Laval mais pas IN’TECH INFO qui est uniquement en région parisienne.
Quelque chose à rajouter, une anecdote ?
Anthony Jacquet : En repartant, je ne pensais vraiment pas être dans les 3 premiers (car on a eu le résultat un peu plus tard). Je me souviens qu'une personne de l'administration de l'ESIEA m'a appelé, et je pensais à la base que c'était pour m'informer que je n'étais pas dans les gagnants. Ce fût donc une bonne surprise !
Corentin Faucher : J'avais promis à tous mes amis que je leurs payerai un petit verre si j'arrivais premier, ils ont donc été déçus car je n’ai fini que deuxième ;-)
Victor Delauzun-Deschamps : J’ai hâte de pouvoir remettre son prix au prochain gagnant !